Ile de la Réunion : Souvenirs de jeunesse

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C’est un comble pour mon blog de voyages, de ne pas comporter un seul article sur une île très chère à mon cœur : l’île de la Réunion !
Ma participation au rendez-vous mensuel “En France aussi” sur le thème des îles françaises (organisé par « Le coin des voyageurs » et  Sylvie Prunelle) sera l’occasion de corriger ce manque 😉

La mer …

Forcement sur une île la composante la plus présente est la mer. A la réunion, la plupart des logements bénéficient d’une vue sur l’océan, et lorsque ce n’est pas le cas, on la voit dès que l’on sort dans la rue. A l’époque où j’y vivais, il y avait assez peu d’activités sur l’île, alors j’ai passé pas mal de temps à la plage ! (oui, on peut même en faire une overdose !)
J’aimais y retrouver mes amis, c’était un lieu social, souvent on ne baignait même pas ! Juste à côté des baigneurs, se trouvait les spots de surf. Quel plaisir de les voir prendre les vagues, plus impressionnantes les unes que les autres. A l’époque les requins ne représentaient qu’une très lointaine menace : en une dizaine d’années, je n’ai jamais entendu parler d’une attaque majeure. Puis le rêve pris fin brutalement il y a environ 5 ans, lorsque les attaques se sont enchaînées à un rythme effroyable. Pourquoi ce soudain changement ? Personne ne le sait vraiment, même si certains affirment le contraire. Le pire dans tout cela, c’est que malgré les morts, nous n’avons toujours pas de solution : interdire l’accès à la mer aux habitants de l’île ? C’est n’importe quoi, c’est comme si on les mettait au bagne. Laisser les attaques se perpétrer ? Inimaginable. Décimer les requins ? Moralement et écologiquement discutable. Que faire alors ?

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La nature, cette force incroyable

Un des slogans de l’office de tourisme réunionnais était « la Réunion, l’Ile intense » et je le trouvais très approprié. Tout me semblait exacerbé sur l’ile : les insectes étaient plus grands (regardez les fourmis, guêpes et araignées par exemple), les couleurs des paysages plus chatoyantes que jamais, et les conditions météos amplifiées.

Il pouvait faire un temps idyllique comme y avoir une des catastrophes naturelles les plus craintes : Tempêtes et cyclones sont réguliers, mais il y a aussi les célèbres éruptions volcaniques du Piton de la Fournaise, et les tremblements de terre, beaucoup moins connus. Tout cela force le respect de la nature, et nous rappelle régulièrement à quel point nous êtres humains sommes insignifiants face de telles forces.

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Les « hauts »

Lorsque je suis revenue en France et que j’ai utilisé la première fois l’expression « les hauts » on m’a regardé de travers. Ben oui, en métropole, cela s’appelle les montagnes haha ! La Réunion est composée principalement d’un relief montagneux. Les trois cirques, au cœur de l’ile sont Mafate, Cilaos et Salazie. Impossible de faire une randonnée sans y aller. Grâce à ce relief très particulier, l’île possède de nombreux microclimats : on peut y retrouver presque toutes les météos de métropole, tu temps humide de la Bretagne au temps sec et chaud du sud de la France, et cela en très peu de kilomètres.

Les sommets de l’île habitent également un très grand nombre d’espaces endémiques, c’est-à-dire qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde, végétales ou animales. C’est pour cela que toute importation de végétaux sur l’ile est strictement interdite : il y a eu des cas de peste végétales, ces plantes qui prolifèrent de façon incontrôlée et mettent en péril les espèces locales et le fragile équilibre de l’écosystème.

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La culture

La culture réunionnaise ne ressemble à aucune autre. Même après avoir voyagé dans d’autres pays, je n’ai jamais retrouvé cette culture particulière : un joyeux bazar et mélange de cultures, imbriquées les unes dans les autres. La population est issue d’un très grand métissage d’origines très diverses : africaine, asiatique, et européenne. Les personnes sont métissées bien sûr, mais aussi les croyances ! J’ai croisé des personnes ayant deux religions à la fois : une polythéiste, et une monothéiste, je n’ai jamais compris comment cela marchait cependant. La tolérance fait ici partie de la culture, même si le racisme existe aussi dans une moindre mesure.

J’ai souvent cru que la Réunion serait le seul endroit au monde où je me sentirai vraiment « chez moi ». Aujourd’hui je commence à penser que ce ne sera pas forcément le cas, mais je pense malgré tout que cette petite île perdue au milieu de l’océan indien sera toujours mon « chez moi » de cœur.

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10 Comments

  1. Un voyages à La Réunion me fait rêver depuis des années. Non pas pour ses plages (j’ai la phobie des requins) mais pour un voyage dans les terres multi-sports: canyoning, rando… La destination a de quoi faire rêver. Quelle chance d’y avoir vécu un temps.

    1. Oui c’est vrai pour que les activités en outdoor il y a de quoi faire, surtout que k’ai l’impression que cela c’est beaucoup développé ces dernières années par rapport à quand j’y habitais ! sa me fera une bonne excuse pour y retourner haha!

    1. haha bizarrement c’est la seule chose qui ne m’a jamais fait rêver ! j’ai toujours peur de ces objets volants (malheureusement avion y compris…) et je pense que l’île a largement de quoi épater nos yeux tout en restant au sol (j’ai encore le souvenir de paysages vus en randonnée alors que je n’avais qu’une dizaines d’années) ! Cela dit je pense qu’on se rappelle longtemps d’un survol de la Réunion en helico !

  2. Ah là là, pour y avoir passé seulement 3 semaines, comme je te comprends… Quelle chance tu as d’y avoir passé des années ! Moi j’en garde aussi un souvenir extraordinaire, et j’aimerais vraiment pouvoir y retourner un jour. Les couchers de soleil, la cuisine, les randonnées au coeur des cirques, dans la forêt primaire, sur le volcan, en bord de mer, le lagon… J’ai tout adoré ! Merci d’avoir ravivé ces merveilleux souvenirs !

    1. C’était un plaisir d’éditer ces photos longtemps restées dans mon disque dur, et quelle surprise de découvrir à quel point elles sont jolies (enfin c’est mon avis perso ;). Trois semaines c’était déjà une bonne base pour visiter l’île, tu as du bien en profiter! Le fait de l’habiter n’est pas pareil car en fin de compte on ne visite pas tellement malheureusement (problème de transport principalement, pas de temps, ou pas de groupe motivé!), c’est pour cela que j’aimerais aussi y retourner, refaire certaines visites, et découvrir d’autres que je n’ai jamais faites!

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