Istanbul – De Galata à Ortakoy (Partie 1)

Les portes du métro s’ouvrent à peine, et je me sens déjà transportée dans un autre monde. L’air marin du Bosphore parvient jusqu’à mes narines pendant que j’entends de toutes parts les automobilistes tenter de se frayer un chemin à coup de klaxon plus ou moins furieux suivant leur situation. Semblant imiter le modèle humain, les mouettes hurlent elles aussi à leur tour, me rappelant que la cité est encerclée par l’eau de toutes parts.

cannes a peche sur le bosphore au coucher du soleil - Istanbul

Le hasard du calendrier nous a fait débarquer chez la descendante de la célèbre Constantinople un 1er Mai : jour de contestation même dans ces contrées lointaines. Les stations de métro fermées pour cette raison nous obligent à traverser le pont du Bosphore à pied avec nos valises : et quel spectacle pour le voyageur fraîchement débarqué dans ce qui fut pendant des siècle le carrefour du monde !

Imaginez, un pont au dessus de l’artère aquatique d’Istanbul, sur lequel une station de métro se trouve à mi-chemin des deux rives, oui, au beau milieu du pont ! Je n’ai pas compris l’utilité de l’arrêt (il doit en avoir une pour les stambouliotes) mais mes yeux ont apprécié le panorama imprenable sur le côté de la vieille ville, abritant ses secrets millénaires, mais aussi sur la rive des quartiers plus récents de Galata et de sa tour majestueuse.

C’est là que nous prendrons nos quartiers pour la première nuit, ajout de dernière minute pour s’ajuster à mon état de santé pas au top pendant ce voyage. Notre hôtel à Galata offre un panorama sur le Bosphore au travers d’une fenêtre de la largeur de la chambre, rien que ça, ma mâchoire se décroche en découvrant cette vue !

bateau sur le bosphore au coucher du soelil a Istanbul - turquie

pécheurs pont galata

Après avoir posé nos bagages, bien que épuisés par le voyage et par le fait de servir d’hôte à mon virus depuis plusieurs jours, je veux absolument découvrir les alentours. Notre quartier, Beyoglu, est un peu le quartier bobo d’Istanbul avec de nombreux bars et restaurants, mais malheureusement en ce jour de fête du travail, ils sont presque tous fermés. Les manifestations ont lieux quelques rues plus loin alors même qu’elles ont été interdites par le gouvernement, la fameuse rue Istiklal est complètement bouclées par les forces de l’ordre.

De quoi nous rappeler le contexte politique local un peu compliqué. D’ailleurs, des élections vont avoir lieux dans quelques jours, et les seules affiches que nous verrons de tout notre séjour sont celles du parti au pouvoir, le visage de Mr Erdogan (l’opposition n’a-t-elle pas d’affiche ?).

Nous déambulons donc dans la partie basse du quartier, dans les petites ruelles en pente, pleines de petites boutiques de souvenirs. ceux-ci sont bonne qualité, et pour certains même fabriqués en Turquie. On est loin du tourisme de masse dans ce quartier, la plupart des gens que nous croisons sont en fait Turques. L’ambiance me fait un peu penser à un mini-Montmartre, je ne sais pas pourquoi.

quartier galata et Beyoglu

Nous finissons la soirée sur l’irrésistible pont Galata en compagnie des pécheurs : nous sommes tellement fatigués que nous faisons l’erreur classique de rentrer dans un des restaurants sous le pont, des pièges à touristes (cuisine moyenne pour des prix relativement chers).

vue sur Istanbul depuis le pont galata au coucher du soleil
Comment résister à une telle vue ?

De Beyoglu à Ortakoy

Le lendemain réveil tôt le matin pour entamer les visites. Après un petit déjeuner typiquement turque, c’est à dire très riche et avec beaucoup de salé, de la viande (que je n’ai pas mangé), du fromage, et peu de choix sucré (l’hôtel nous fournissait un plateau tout prêt), j’ai vraiment hâte de voir ce que la cité millénaire à offrir ! Nous nous rendons à la célèbre rue Istiklal que nous n’avons pas pu voir la veille : l’occasion de faire un peu de shopping et de découvrir les enseignes turques (cela fait aussi partie de la découverte du pays non ?).

De plus j’ai oublié mon pyjama dans l’hôtel d’Izmir, cela me fait donc une bonne excuse pour entrer dans les boutiques ! Je jette mon dévolu sur une enseigne du nom de Koton : j’aime bien leur style et les prix défient toute concurrence européenne avec le taux très avantageux que nous en ce moment (1€ = 5TL !).

rue Istiklal istanbul

Visite du Palais Dolmabahçe

Nous avions prévu de visiter le palais Dolmabahçe … qui se situe à l’autre bout de la ville. Et nous y allons à pied (même pas peur de s’enfiler les quelques 10 km aller-retour !).

Le palais a été la dernière résidence des sultans avant leur disparition au XXe siècle. C’est un château relativement récent, construit en 1842, et qui a conservé jusqu’à aujourd’hui tout son aménagement intérieur et ses meubles. Alors que j’ai pu lire beaucoup d’avis négatifs sur cette visite, j’ai pour ma part beaucoup apprécié ! Le fait que le château n’ai pas bougé depuis le départ de ses occupants nous offre un aperçu exceptionnel de la vie à l’époque ottomane. Lors de la visite il faut absolument inclure le harem dans le billet car il s’agit de la partie la plus intéressante de la visite, étant donné que c’était le lieu de vie de la famille du Sultan.

vue du palais dolmabace istanbul

Les jardins qui font le tour du palais ne sont pas en reste non plus, surtout lorsqu’il fait beau. On peut y observer les entrées au palais coté Bosphore : les visiteurs officiels arrivaient par là en bateau, de quoi leur en mettre plein la vue lors de leur visite à Constantinople ! Cela m’a rappelé les palais Vénitiens et leurs entrées sur le grand canal. A noter que c’est le seul endroit où l’on peut prendre des photos, car il est interdit de photographier l’intérieur du palais, probablement pour fluidifier les visites, ce qu’il n’est pas plus mal.

Après notre visite, qui dura à peu près deux heures tout de même, nous nous sommes offert une petite pause dans le petit café du château, avec vue sur le Bosphore. Étonnement, les prix ne sont pas chers du tout, et les boissons sont même plus abordables que dans d’autres endroits d’Istanbul !

porte du palais dolmabace istanbul

jardin du palais dolmabace istanbul

Découverte d’Ortakoy

L’après midi est déjà bien entamé et nous n’avons rien mangé, nous décidons donc de nous rendre au quartier Ortakoy que notre guide lonely planet conseille de visiter. Sur la carte celui-ci paraissait tout près, mais le très long boulevard à parcourir au milieu de la pollution générée par les bouchons monstrueux rend la balade bien éprouvante. D’ailleurs les bouchons, j’en ai jamais vu d’aussi importants que ceux d’Istanbul !

⇒Nous avons bien tenté de prendre un taxi, mais nous nous sommes finalement résolus à finir la route à pieds car nous allions bien plus vite ! (sans parler du fait que le chauffeur a tout de suite tenter de nous arnaquer, alors on claqué la porte vite fait bien fait).

Ortakoy fut une déception pour moi : ultra touristique, et pas franchement joli malgré les quelques constructions en bois abritant les restaurants hors de prix. Nous nous attablons dans l’un deux, mais je déchante vite quand mon assiette arrive : les galettes aux épinards que j’avais commandées baignent dans l‘huile et sont immangeables. L’assiette de monsieur n’est guère mieux : ses nouilles tiennent dans la paume d’une main et sont bien insuffisantes pour le caler.

Vous l’aurez compris, ces deux premiers jours ont été difficiles niveau nourriture, surtout après les délicieux plats que nous avions eu à Izmir !

Notre malchance culinaire tourne enfin lorsque nous nous dirigeons vers la mosquée d’Ortakoy, un magnifique bâtiment donnant sur le bosphore ! Je n’ai pas eu la force de la visiter, ce sera pour une prochaine fois. Le stand d’un restaurant sur la petite place attenante était pris d’assaut et en nous approchant, nous découvrons qu’il s’agit des fameux Kumpir, une pomme de terre farcie de divers ingrédients.

mosquée ortakoy

Kumpir sandwich pomme de terre

L’ensemble est délicieux, même si je me suis sévèrement brulée avec les piments jalapeños (d’habitude ils ne mon font rien pourtant !). Complètement paniquée, la gorge en feu, je fais le tour de la place et trouve un vendeur de Simit, ce petit pain en forme de bretzel m’a sauvé la vie ! (ne vous moquez pas, j’avais vraiment mal !)

vue sur le bosphore depuis ortakoy istanbul

Le soleil commençait à descendre dans le ciel lorsque nous sommes repartis. Nous avons encore tenté de prendre un taxi, mais les routes toutes plus encombrées les unes que les autres nous on forcé à descendre à mi-parcours et à finir notre chemin à pied jusqu’à l’hôtel.

Nous prenons nos bagages pour nous diriger vers notre deuxième hôtel, se trouvant dans le quartier touristique de Sultanamet.

Infos pratiques

Voici mes adresses dans le quartier de Beyoglu.

hotel istanbul art nouveau pera

Hotel Art Nouveau Pera.

Hotel très bien situé, dans le quartier calme de Beyoglu. Le service est très bien et cet établissement constitue un bon rapport qualité/ prix. Son gros point fort est évidemment sa magnifique vue sur le Bosphore ! Il est un peu éloigné des principaux sites touristiques (mais accessibles en tram).

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Café Payidar : un gros coup de cœur pour ce café niché dans un coin de la rue Istiklal. La façade extérieure donne l’impression d’un tout petit café, alors que l’intérieur est plutôt spacieux, avec une petite terrasse au calme à l’arrière. Et la serveuse, d’une incroyable gentillesse ! Résultat, nous y sommes retournés quelques jours plus tard ! Je vous conseille leur pain perdu, une tuerie !

(Adresse : Bereketzade Mahallesi, Büyük Hendek Caddesi No: 35)

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1 commentaire

  1. Il est excellent de marcher dans les rues, visiter quelques destinations et profiter de la cuisine locale à Istanbul. Merci pour ton article magnifique. Bonne journée !

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