Istanbul – Découverte de la ville aux mille mosquées

mosquée bleu istanbul vue

Istanbul, la ville aux mille mosquées ! En réalité il y en a bien plus (entre 2000 et 3000 !). C’est ce qui m’a le plus marquée ici ! Ainsi que la beauté des monuments à travers toute la ville. Après avoir parcouru le quartier de Galata, la suite de notre visite à Istanbul se poursuit dans le quartier très touristique du Sultanamet, où l’on retrouve presque tous les monuments principaux de la ville.

Notre deuxième hôtel a un emplacement de rêve : situé dans le quartier historique d’Istanbul, dans le Sultanamet, il bénéficie d’une vue sur les deux joyaux de la ville, à savoir la mosquée bleue et Sainte Sophie (Aya Sofia). La fenêtre de notre chambre donne directement sur Sainte Sophie, en gros plan, je n’arrive pas à me faire à cette vue qui me semble encore irréelle !

Visite de la Mosquée bleue et de Sainte Sophie

chat devant saint sophie
Chat se toilettant devant Aya Sofia

mosquée bleue en travauxCes deux emblèmes d’Istanbul sont pris d’assaut par les touristes venus du monde entier pour les admirer, aussi avons-nous décidé de nous y rendre tôt le matin et en semaine, pour réduire notre temps d’attente.

Je savais que la Mosquée Bleue était en travaux, et j’avais lu sur internet qu’il était quand même possible d’y accéder pour les musulmans (comprendre se voiler pour les dames et avoir une tenue couverte pour les hommes). J’ai donc eu une petite déception en y arrivant et en me rendant compte que l’édifice était finalement totalement fermé pendant toute la durée de notre séjour. Sa cour reste par contre accessible et accueille des panneaux explicatifs sur l’Islam, ses principes et son histoire, plutôt bien faits.

 

 

 

 

Cour de la Mosquée bleue —– >

 

Nous revenons bredouilles sur la place entre les deux mosquées et nous décidons d’enchainer directement par la visite de Sainte Sophie, même si la matinée était déjà bien avancée et qu’une file d’attente avait commencé à se former à l’entrée. Grand bien nous en a pris car finalement nous étions rentrés en moins de 20min. Nous avons pris les audio-guides, très bien faits en Turquie et en Français s’il vous plait, ce qui nous a permis de bien profiter de la visite. En effet, l’histoire de Aya Sophia est très riche et pleine de rebondissements, quelle dommage ce serait de la visiter et de ne rien y comprendre !

Pour ma part, Aya Sofia représente un parfait exemple de tolérance entre les religions, je m’explique :

D’abord basilique construite par l’empereur Justinien au VIe siècle, elle fut ensuite transformée et utilisée comme mosquée, avant d’être finalement convertie en musée par Atatürk en 1934. Plutôt que de détruire les fines mosaïques chrétiennes, les musulmans ont choisi de les recouvrir, et de faire des choix d’aménagements qui ne dégradaient pas le travail de leurs prédécesseurs. Un exemple flagrant : des anges figuraient jadis sur la coupole, et comme en Islam il ne doit pas y avoir de figuration, des coupelles ont été apposées sur le visage des anges (un des anges a d’ailleurs retrouvé son visage aujourd’hui). A l’étage de la mosquée, on peut même observer de splendides fresques chrétiennes, représentant Jésus mais aussi des souverains de l’époque. A ce niveau, les fresques ont retrouvé toute leur splendeur d’antan, heureusement non détruite par les conversions successives de l’édifice.

Les gigantesques panneaux circulaires en bois portant le nom d’Allah, du prophète et des califes sont l’emblème de cette mosquée : dès que l’on pénètre dans la grande salle on ne peut pas les manquer, pourtant ils ne datent que du XIVe siècle, ils sont donc relativement récents au regarde de l’Age de la basilique initiale.

 

Le palais de Topkapi

jardins du palais de Topkapi

Encore un autre incontournable d’Istanbul, le palais de Topkapi fut la résidence principale des sultants du XV au XIXe siècle. Il en aura donc vu des histoires se dérouler entre ces murs !

Pour sa visite, nous avons appliqué la même technique que pour Sainte Sophie : arriver dès l’ouverture et éviter le weekend. Résultat, les guichets étaient quasiment vides à notre arrivé ! (mais il y avait une longue file d’attente lorsque nous sommes ressortis à la fin de notre visite).

Pour les billets d’entrée il est possible de ne visiter que la partie officielle du palais ou de la coupler avec la visite du Harem. Honnêtement, visiter Topkapi sans le harem serait vraiment dommage car c’est de loin la partie la plus intéressante car il s’agit là encore de la partie où résidait la famille du sultant (ses femmes et ses très nombreux enfants).

Nous prenons là encore un audio guide : il est fourni  avec une carte des bâtiments, très pratique pour se repérer dans cette ville dans la ville.

photos de topkapi istanbul

Les premières salles de la partie officielle ne m’enchantent pas plus que ça, car je ne peux m’empêcher de comparer le palais à l’Alhambra en Espagne, datant de la même époque, et il ne fait clairement pas le poids. Le style est différent, l’implantation également. Attention, le palais est loin d’être moche, les murs sont recouverts de fresques, les matériaux sont très recherchés et les jardins sont bien entretenus. C’est peut-être le fait que les différents bâtiments soient très dispersés dans l’enceinte du palais qui me perturbe un peu. Et les différents styles datant de différentes époques qui se mélangent. Mais il faut dire que l’Alhambra était et reste un vrai coup de cœur pour moi, alors difficile de rivaliser dans mon cœur !

Autre point particulièrement frustrant pour moi : le palais n’est pas du tout photogénique ! J’ai tenté en vain de trouver un joli point de vue, un angle intéressant, mais rien à faire : ce que mes yeux interprètent comme étant joli, mes photos me le rendent totalement fade. Pour ne rien arranger, la luminosité n’était pas au rendez-vous ce jour-là. Je vois pourtant les touristes autours de moi se mitrailler en selfie avec tout et n’importe quoi, à se demander ce qu’ils vont faire de toutes ces photos ratées à leur retour…

Lorsque nous finissons la visite de la partie officielle, mes jambes me font déjà mal d’avoir autant piétiné (peut être deux heures) et nous entamons enfin la découverte du l’âme du palais : le harem. Dans notre imaginaire collectif le harem est un endroit secret où se prélassent les femmes et concubines du souverain en fumant la chicha toute la journée, dans une atmosphère feutrée et confortable… En fait ce n’est pas tout à fait ça, la seule vérité là-dedans étant que c’était effectivement un lieu dédié aux femmes du sultan et à leurs enfants. Cependant, le sultan lui-même y vivait, ainsi que sa mère qui avait toute autorité dans ce lieu (la reine mère en quelle que sorte). Les nombreuses servantes et les énuques y avaient également leurs quartiers. D’ailleurs le terme « harem » désigne une suite de femmes et leur lieu de vie, mais aussi l’interdit (dérive de « haram » en arabe).

Malgré le luxe et le confort du lieu, la vie ne devait pas y être facile à cause des nombreuses querelles de pouvoir qui y avait lieu. En effet celle qui avait l’oreille attentive du sultan et son héritier avait alors le pouvoir suprême. Un des exemples les plus connus est la célèbre Roxelane, n’hésitant pas à évincer quiconque se mettait en travers de son chemin (elle a dû inspirer la Cersei de Game of Thrones !). D’ailleurs saviez-vous que lorsque le Sultant mourrait et que son successeur accédait au pouvoir, celui-ci faisait exécuter tous ces frères et demi-frères pour éviter toute contestation ? pas joli joli…

Pour terminer la visite et se remettre de ces histoires de pouvoir tragique, rien de mieux que de faire un tour au parc Gulhane juste à côté du palais. Au printemps celui-ci est recouvert de tulipes, mais nous sommes arrivés un tout petit peu après la saison.

Le Grand Bazar et le Bazar égyptien

allées du grand bazar

Voici deux autres sites constituant le cœur d’Istanbul : les bazars. Etonnamment « grand bazar » se dit de la même façon en turque, moi qui pensais qu’il s’agissait simplement de la traduction française. J’attendais beaucoup de ces visites, ayant vu pas mal de reportages à la télé sur ces lieux mythiques, ayant vu les scènes du jeu Assassin’s creed ou encore dans un des James Bond en train de courir sur le toit du grand bazar.

Le grand bazar est un labyrinthe de ruelles couvertes minuscules et tortueuses pavées de boutiques de toutes sortes. Les boutiques sont heureusement un peu organisées par secteurs d’activité mais il parait qu’on ne connait pas le nombre exact d’échoppes étant donné qu’il est en constante évolution. Il faut s’éloigner de l’artère principale pour découvrir toute l’atmosphère de ce lieu. Les caravansérails, autrefois utilisés pour loger les commerçants voyageurs, sont également de jolies cours à ne pas manquer. Je souhaitais particulièrement trouver les marchands de tissus, réputés en Turquie : j’ai pu en découvrir quelques-uns, dont une grande boutique au-dessus d’un caravansérail justement (je n’ai finalement pas acheté de tissu, ne connaissant pas grand-chose dans ce domaine).

bazar egyptien

Le bazar égyptien est plus petit et plus récent, surtout spécialisé dans la nourriture (épices et sucreries en tout genre). Le bâtiment est particulièrement joli de l’intérieur.

Ces deux bazars ne sont pas forcément les lieux pour faire de bonnes affaires mais on peut tout de même y trouver des articles intéressants lorsqu’on s’éloigne des passages très touristiques. Par contre j’éviterai d’y acheter la moindre épice : tous les vendeurs fument tout au long de la journée dans les couloirs fermés, l’odeur est à peine supportable, je n’ose même pas imaginer la qualité des épices entreposées là pendant des semaines…

Une particularité au Grand bazar : il y a des portiques de sécurité à toutes les entrées mais on peut y faire rentrer tout ce qu’on veut (tant que rien n’est dangereux je suppose).

 

Les mosquées d’Istanbul

Mosquee Süleymaniye Camii
Süleymaniye Camii

Je pense que jamais une ville n’a compté autant de mosquées qu’Istanbul ! Nous croisons ici une mosquée à chaque coin de rue ; celles-ci sont pour la plus part de taille assez modeste et destinées à n’accueillir que les habitants du quartier pour leurs prières quotidiennes, mais elles sont toujours très bien décorées et offrent un accès à des sanitaires impeccables (la propreté revêtant un caractère particulièrement important dans l’Islam). Tout un chacun peut par ailleurs visiter ces mosquées de quartier, à condition bien sûr d’être vêtu selon les coutumes (membres couverts, et voile pour les femmes).

Comme les Eglises en Europe, l’atmosphère très calme de ces lieux de culte offre un contraste saisissant avec l’agitation des rues alentour. Il est intéressant d’observer les fidèles entièrement concentrés sur leur prières pendant qu’autours d’autres rentrent ou sortent des tapis de prière. Personne ici ne fait attention aux touristes, qui tant qu’ils font attention à ne pas déranger, sont les bienvenus. D’ailleurs nombre d’entre-eux entrent sur les tapis pour effectuer une petite prière avant de repartir à leurs visites.

S’il ne fallait retenir qu’une mosquée à Istanbul, ce serait sans l’ombre d’un doute celle de Süleymaniye Camii (camii veut dire mosquée en Turque). Cette construction majestueuse se dresse sur les hauteurs de la ville et domine le paysage avec ses quatre minarets. L’intérieur frappe par sa sobriété et sa modernité surprenante pour un édifice construit pourtant au milieu du XVIe siècle. Impossible de rester de marbre devant celle qui est considéré encore aujourd’hui comme l’une des plus belles mosquées du monde. Ce monument est l’œuvre de l’architecte Sinan, mandaté par le sultan Soliman le Magnifique. D’ailleurs celui-ci repose dans le parc de la mosquée avec sa femme, Roxelane.

mosquée Süleymaniye Camii istanbul
Point de Vue sur Istanbul depuis la cour de la mosquée Süleymaniye

La citerne Basilique, une curiosité stambouliote

La surprise des visites d’Istanbul a bien été ce lieu : je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je regarde un reportage sur Istanbul peu de temps avant mon départ. Ce lieu n’a été découvert qu’après l’invasion d’Istanbul par les Ottomans ! Cela veut dire que pendant plusieurs siècles, les stambouliotes ont eu sous leur pieds ce magnifique ouvrage sans le savoir ! Les habitants s’étonnaient de pouvoir pêcher des poissons dans des puits creuses dans leurs caves (effectivement cela devait paraitre plus qu’étrange). Cette citerne servait jadis à alimenter en eau le grand palais.

La visite de ce lieu est vraiment étonnante : on descend un escalier et on se retrouve dans un souterrain dont le plafond est soutenu par de gigantesques colonnes. Malheureusement les bassins sont aujourd’hui vides (autrefois on pouvait les visiter en barque !) mais cela n’enlève en rien le charme du lieu.

 

Logement :

The And Hotel.

L’emplacement de cet hôtel est exceptionnel, en plein centre d’Istanbul, à deux pas de la mosquée bleue et Aya Sofya que l’on peut admirer depuis les fenêtres des chambres ou le super toit terrasse où l’on prend son petit déjeuner ! Tout cela pour la modique somme de 70€/nuit pour deux (Avril 18).

 

Que visiter à Istanbul en une semaine ? retrouvez tous les incontournables de la cité millénaire de Turquie ! #istanbul #turquie

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